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Numérisation de films cinéma argentique 8 & Super 8mm, par la méthode OdO.

Par Jean CERETTI décembre 2009 ( JMC )

Résumé.:

Après avoir essayé le transfert par projection et examiné les résultats obtenus par transfert sur écran translucide, condenseur et webcam, j'ai opté pour la méthode OdO (objectif dans objectif) qui donne les meilleurs résultats. On trouvera ci-après les justifications théoriques et pratiques des choix effectués notamment celui de la substitution à l'objectif de projection d'origine d'un objectif de focale 50mm d'appareil photo argentique avec un traitement de surface de qualité pour la couleur.



Dans le site « letransfert pellicule », et le forum « transfert sans condenseur », on trouve un sous forum « transformation d’un projecteur Raynox en OdO » avec l’évolution sur quelques mois de mon projet, les différends essais, les raisons des choix techniques finalement retenus et les résultats obtenus.

Remerciements :

Merci tout d’abord aux passionnés et infatigables pionniers que sont FISTON PRODUCTION, GASEL, JCGRINI, JOJONASE … qui contribuent tant à l’avancement de ce sujet, on trouvera sur leurs sites internet « fiston production » et « letransfert pellicule », une mine inépuisable d’informations et de conseils sur les principes et les applications du transfert de films et tous les renvois nécessaires sur d’autres sites.

A- INTRODUCTION

L’idée de départ était d’assurer la conservation de mes films de famille 8mm (16i/s) & Super 8mm (18i/s) non sonorisés, je me suis donc intéressé à diverses méthodes de transfert pour les numériser.

Après consultation de nombreux sites, on peut retenir 4 méthodes de transfert :

  • projection sur écran et capture par un caméscope numérique,
  • projection sur un boitier de transfert (loupe+miroir redresseur) et capture par un caméscope numérique,
  • transfert depuis l’objectif du projecteur directement dans l’objectif du caméscope numérique,
  • en prise directe sur la pellicule argentique par un capteur numérique.

La méthode par projection sur un écran translucide n’a pas été retenue car elle génère une image granuleuse et vignetée

Le transfert de film, quelque soit la méthode, nécessite l’utilisation au moins d’un projecteur de cinéma, d’un capteur numérique tel que caméscope, appareil photo ou même webcam avec selon la méthode un écran ou un accessoire de transfert tel que loupe+miroir ou objectif.

La capture se fait en général à la vitesse de projection du film dans le flux des images, elle peut également se faire image par image, comme avec un télécinéma professionnel, ce qui nécessite des modifications importantes du projecteur et un capteur adapté ou un caméscope permettant la capture image par image.

Dans l’analyse des qualités potentielles d’une méthode, il faut prendre en considération la chaine des composants entre la pellicule argentique du film et le fichier numérique brut, elle comporte de nombreux maillons qui parasitent de façon cumulative la qualité finale du transfert tel que lampe, mécanisme, objectif, miroir, écran et capteur numérique.

Un bon transfert nécessite la propreté de la pellicule argentique, la luminosité uniforme de l’image et la bonne température de la lumière, la réduction et l’isolement des vibrations du projecteur, la stabilité de l’image, l’adaptation des vitesses entre le projecteur et le capteur, la faible dispersion de l’écran, l’alignement des optiques et le cadrage de l’image, la meilleure définition et le meilleur rendu des couleurs de tous les objectifs et du capteur numérique, le contrôle des réglages du capteur (exposition, mise au point, obturation, balance des blancs, …) et beaucoup de soin.

Partant du fait qu’il vaut mieux prévenir que guérir, Il est bien sur nécessaire de tout mettre en œuvre pour obtenir un transfert brut de qualité avant d’appliquer par la suite les traitements de correction des images (post processing). Cela se fait à l’aide de logiciels informatiques qui permettent de corriger de nombreux défauts tels que : redressement des images, entrelacement, élimination d’images doubles et interpolation, stabilité, netteté, fluidité, grain, contraste, couleur …. et l’édition du produit final

Le transfert de film est passionnant car il fait appel à de nombreux domaines : mécanique, électricité, électronique, éclairage, optique et informatique, il requière la curiosité du scientifique et pour les aspects technologiques le tour de main du manuel.

B- CHOIX d'une METHODE de TRANSFERT.

J'ai essayé en premier la méthode par projection, les résultats étaient corrects mais insuffisants et je souhaitais améliorer l'uniformité de l’éclairement, l'équilibre des couleurs et la netteté (cf. en annexe la configuration alors mise en œuvre).

J’ai ensuite fait quelques tests de capture d'images de mire et de film couleurs en prise directe sur la pellicule argentique par une Webcam 1280x1024 1,3 true Mpixels, la netteté et la dynamique étaient décevantes.

Ensuite, j’ai éliminé la méthode par condenseur (loupe+miroir redresseur) qui donne de bons résultats en netteté sur mire monochrome au vu des rendus présentés mais peut poser des problèmes de rendu des couleurs du fait des aberrations chromatiques des grandes loupes qui n'ont pas de traitement de surface pour la couleur.

J’ai enfin adopté la méthode de transfert OdO (objectif dans objectif). Elle donne d'excellents résultats en netteté et rendu des couleurs. Sur la plupart de mes films qui ont entre 20 et 45 ans, le rendu est tel sur grand écran HD qu'il n'est pas nécessaire de procéder à des corrections. Enfin contrairement aux autres méthodes, elle se met en œuvre rapidement une fois le matériel modifié.

C- METHODE OdO: principe et justification de la configuration.

C1- Principe de base.

La méthode OdO nécessite de remplacer l’objectif du projecteur qui à habituellement une focale de 15 à 30mm par un objectif de focale de 45mm ou plus, on peut alors filmer directement avec le caméscope l’image virtuelle du film à une vitesse de 16,66 images par seconde en plaçant ces deux objectifs en face l’un de l’autre et le plus près possible. L’éclairage doit être absolument de faible intensité, quelques watts, pour ne pas endommager le capteur du caméscope. Les images capturées étant inversées verticalement, elles nécessitent un traitement par un logiciel qui n’apporte pas de perte de qualité.

C2- Caractéristiques de l'objectif de projection.

On doit prendre en compte l’ensemble objectif de projection et caméscope comme un système complexe à équilibrer soigneusement, les contraintes sont les suivantes:

  1. la focale de l'objectif de projection est liée à la focale du caméscope par la formule suivante.
    Fc = Fp x G (Fc=focale caméscope, Fp=focale objectif de projection, G=rapport de reproduction de l’image qui est le rapport entre la diagonale utile du capteur du caméscope soit 4,5mm pour la majorité des caméscopes ¼ de pouce et la diagonale de l’image du film soit G=4,5/6,62=0,68 en super 8mm et G=4,5/6,08=0,74 en 8mm),
  2. pour voir l’image du film en totalité sans vignettage, il faut un objectif de projection d’une focale et d’une ouverture suffisante, en tout cas pas en dessous d'une focale de 45mm et de 2 d’ouverture,
  3. il est indispensable d’utiliser le caméscope dans le milieu de la plage du zoom optique qui est habituellement de 1 à 10X correspondant a une focale variant de 4,5mm a 45mm pour obtenir la meilleure définition et en tout cas éviter d’empiéter dans la plage numérique puisque la définition baisse alors rapidement (cf. test GASEL du 13/10/09 avec mire RETMA qui donne un perte de définition de 15% entre 5X et 10X et 35% entre 5X et 15X).

Il faut préciser aussi que l’objectif du caméscope ne doit pas être trop grand.

On trouve sur le tableau ci-joint l'illustration de ces contraintes ou il apparait que le meilleur choix est de s'orienter vers un objectif de focale de 50mm et de 1,8 à 2 d’ouverture, le zoom du caméscope sera réglé alors à 7X en S8mm et travaillera dans un rapport habituel de bonne définition.

C3- Caractéristiques de l’éclairage.

L’éclairage est un point aussi très important du rendu, il doit avoir les caractéristiques suivantes:

1- faible intensité, quelques watts, pour ne pas endommager le capteur du caméscope,

2- répartition uniforme et constante de l'éclairement de l'image sans point chaud,

3- température de couleur restituant les couleurs du film.

Ce faible éclairement présente l’avantage de pouvoir faire une mise au point des alignements, de la netteté et de la température de couleur avec une image fixe sans bruler le film.

D- EQUIPEMENT DE DEPART.

D1- Projecteur de cinéma.

Projecteur bi format 8 et S8mm RAYNOX muet équipé d’un meilleur objectif que celui d’origine, un Vario-kiptagon ISCO-GOTTINGEN, 1:1.3, focale 15-27mm, diamètre au support 27,8 mm et d’une nouvelle lampe dichroïque 8v 50 w en remplacement de l’antique lampe patatoidale d’origine.

Ce projecteur est équipé d'un obturateur à 3 pales, un système de défilement avec 2 débiteurs dentelés interchangeables 8mm ou S8mm en amont et en aval de la griffe d'entrainement du film et un levier à 2 positions 8mm & S8mm qui recentre le film.

La variation de vitesse avec marche avant ou arrière est commandée par un potentiomètre qui donne une plage de vitesse de 14 à 24 images par seconde assez stable lorsque l'appareil a atteint sa température après quelques minutes de fonctionnement.

Il peut recevoir des bobines de film jusqu'à 120 mètres. Le châssis est en aluminium moulé ainsi que les carters.

La griffe d'entrainement du film peut être réglée précisément, alors le défilement du film est stable et sur, il permet de passer sans encombre des collures, des plis et même un film un peu froissé.

Un réglage permet d'ajuster le cadrage vertical qui est différend entre le 8mm et le S8mm.

D2- Caméscope.

Caméscope digital JVC GZ-MG100 (non HD, année 2004):

  • capteur CCD 1/3,6p,
  • objectif F1,8 à 2,2 , f=4,5 mm à 45 mm, zoom optique 10X & 4OX numérique, diam. objectif =30,5 mm,
  • qualité maximale en vidéo 720 x 576 pixels à 8,5 Mbit/s au format MPG2 entrelacé sur support carte SD,
  • réglage automatique et manuel : exposition, mise au point, White Balance, shutter, focus, …

Ce caméscope peut être relié en temps réel à un moniteur télévision en phase image à l’arrêt, film et visionnage des fichiers acquis. De plus, il peut être relié à l’ordinateur de traitement par la prise USB mais seulement pour la transmission des fichiers acquis et non pendant la phase d’acquisition.

D3- Ordinateur.

Ordinateur portable AMILO à 2Ghz Core2 Duo, écran 17 pouces fonctionnant sous Windows VISTA.

E- REALISATION du BANC de TRANSFERT.

Après avoir fait varier de nombreux paramètres, la meilleure configuration matérielle à laquelle je suis arrivé après de nombreuses heures d’essais est la suivante.

E1- Objectif de projection.

Au début de mes essais, j'ai recherché sans succès des objectifs de projecteur de cinéma de focale 50mm en bon état et adaptés à la couleur, ce sont d'anciens objectifs de projecteurs de film 16mm mais ils sont rares, chers et souvent en mauvais état. Ensuite, j'ai trouvé des objectifs de projecteurs de diapo de focale=85 a 90mm qui donnaient une image de qualité moyenne car le caméscope devait travailler avec un zoom à 12 donc hors de la plage optique. Enfin j'ai acquis un objectif classique d'appareil photo PENTACOM de focale=50mm et d'ouverture 1.8 avec un bon traitement de surface pour la couleur Multicoating.

En conclusion de toute une série de tests, j'ai pu vérifier le bien fondé de la théorie et je recommande d’équiper le banc de transfert d’un objectif d’appareil photo de focale 50mm plutôt que d’un objectif de diapositive pour les raisons suivantes :

  • - On trouve couramment des objectifs photo de focale=50mm qui permettent de régler le zoom du caméscope sur 7X pour obtenir l’image du film plein cadre en super 8mm, donc dans la plage du zoom optique, alors que les objectifs diapo ont en général des focales de 85mm à 100mm qui obligent de régler le zoom du caméscope au delà de la plage du zoom optique dans la plage du zoom numérique ce qui amène une dégradation de la capture,
  • - Les objectifs photos sont fabriqués avec des pièces de support de précision des optiques en métal alors que la plupart des objectifs diapo sont avec des supports plastiques, les couts de revient étaient d’ailleurs 4 a 5 fois plus important,
  • - Les objectifs photos sont de construction plus récente et aussi plus élaborés, on peut les démonter et nettoyer les lentilles pour les rénover alors que les objectifs diapo sont souvent collés,
  • - Les traitements de surface des objectifs photos sont de bonne qualité et donnent un excellent rendu des couleurs,
  • - Les objectifs photo comprennent un diaphragme qui permet d’améliorer la définition.
  • - On trouve facilement dans les armoires ou dans les vides greniers, pour des sommes dérisoires, des objectifs de qualité qui équipaient encore récemment des appareils photos argentiques maintenant délaissés au profit des appareils numériques.


En contrepartie, il peut être plus difficile de monter un objectif photo sur un projecteur cinéma pour des raisons d’encombrement et de précision des alignements, mais le résultat justifie ces travaux d’adaptation.

Pour qualifier un objectif, on doit en premier lieu procéder à un examen visuel. Les optiques doivent être exemptes de rayures, de tache ou de marbrure, pour le vérifier, on les regarde par transparence en visant une feuille de papier blanc uni très éclairée. Si les lentilles sont sales, les nettoyer avec une soufflette puis un pinceau et enfin un chiffon optique imbibé d'alcool, attention, en cas de démontage des lentilles, bien repérer la position respective des pièces.

Ensuite, on doit procéder à un essai “vite-fait “ avant montage définitif sur projecteur, voici une méthode simple, rapide et non destructive. On peut à l'aide d'un support temporaire aligner le caméscope, l'objectif pressenti et une image du film de la mire SMPTE RP32 et d'un film couleur dans un cache en carton puis filmer en statique pour évaluer la netteté et le rendu des couleurs.

Enfin, si les résultats sont satisfaisants, on peut procéder au montage sur le projecteur.

Le projecteur Raynox ayant servis au transfert par projection a du être modifié pour accepter le nouvel objectif d'appareil photo de gros diamètre.

J'ai démonté les bagues de réglage de l’objectif de projection de gros diamètre de 65mm pour limiter le grugeage du châssis du projecteur et ne pas toucher aux organes de distribution du film (3 vis coté entrée de l'objectif et ensuite 6 autres vis).

 

Une fois toutes les bagues déposées, le noyau de l'objectif est composé de 2 cylindres accolés, le premier diamètre fait 30,5mm sur 15mm puis 45mm de diamètre sur 32mm, j'ai toutefois conservé la bague d'extrémité coté sortie pour manœuvrer l'objectif.

Les bagues du PENTACON enlevées, la commande et le repérage du diaphragme n’existent plus, cependant le mécanisme du diaphragme est encore fonctionnel. En remplacement de l'ancienne bague de commande, le diaphragme est maintenant bloqué avec un petit jonc d’une spire de ressort qui s'agrippe autour du petit diamètre de 30mm dont le bout plié rentre dans le petit doigt qui commande la variation de l'ouverture. Pour utiliser différents diaphragmes, on règle visuellement le diamètre et le diaphragme reste bloqué par cette spire.

La lentille d'entrée de ce nouvel objectif de projection sera à environ 39mm du plan film.

Ensuite j’ai grugé le châssis du projecteur pour ménager un gabarit de passage de 55mm. J'ai confectionné un nouveau porte objectif en tôle de 1mm et j’y ai fixé la bague de vissage de mise au point récupérée sur l’objectif. L'ensemble est fixé au châssis du projecteur avec la possibilité d'aligner précisément l'objectif avec le film. Enfin un frein permet de maintenir l'objectif en position réglée, la meilleure mise au point est repérée par un index,




Un capotage entre le film et l’objectif du projecteur limite au maximum les apports de lumière parasite et la réflexion sur la lentille de l’objectif de projection.

A noter que certains projecteurs qui possèdent un gabarit de passage de l'objectif de projection plus grand pourraient accepter un tel objectif sans autant de modifications, en effet on pourrait ainsi réduire les travaux d'adaptation à un manchon de 32mm fixé sur le premier cylindre de l'objectif et prenant la place de l'ancien objectif de projection dans son support.

E2- Eclairage.

Le projecteur Raynox ayant servis au transfert par projection a du être modifié pour supporter la lampe d’éclairage, les diffuseurs et le filtre de correction de la température de la lumière. Le dispositif suivant a été retenu.

  • nouveau support en tôle de 1mm de la lampe, des diffuseurs et du filtre,
  • éclairage par une lampe LED à 21 éléments, 12 volts, format dichroïque d=50mm, lumière blanche chaude, sans chaleur, puissance électrique 1,4w, durée de vie de 15000 heures (lampe LED maintenant classique en magasin d’éclairage). La teinte blanc chaud a été retenue car elle se situe dans la plage de meilleur rendu des couleurs. L'intérêt du LED est de pouvoir moduler l'intensité lumineuse tout en conservant une température de couleur constante dans une plage importante de variation de la tension d'alimentation électrique. L'alimentation électrique se fait aussi bien en courant alternatif que continu 8,9,10 ou 12 volts, ceci sera ajusté en fonction du meilleur rendu par le caméscope.
    Cette lampe est montée sur un tube d=50mm l=20mm qui l'éloigne du système de diffusion pour obtenir une meilleure répartition de la lumière, cette longueur est à ajuster en fonction du cône de d’éclairage des LED.
    Pour mémoire, j’ai également essayé un éclairage avec différentes lampes à filament (lampe à verre clair ou opalescent, puissance 15, 25 & 40w, avec ou sans Kripton), les résultats sont moins bon en netteté et en rendu des couleurs,

le système de diffusion et de filtrage de la lumière entre la lampe LED et le film est composé d'un sandwich:
  • un premier diffuseur d=50mm en plexiglas blanc diffusant utilisé pour les enseignes lumineuses d’une épaisseur de 2,5mm (excellent par rapport aux différends matériaux en plastique que j’ai essayés et qui donnaient de très mauvais résultats en teinte sur les transferts en couleur), la face grainé est coté lampe,
  • un filtre vert très pale qui atténue la teinte blanc chaud de la lampe,
  • un deuxième diffuseur identique au premier coté grainé tourné vers le film.

E3- Autres adaptations.

Le projecteur a été débarrassé du condenseur en verre d’origine à l’avant du film, du système d'arrêt sur image et de la fenêtre de film 8mm qui se plaçait devant la fenêtre S8mm pour s'ajuster au gabarit. On pourrait également agrandir légèrement cette fenêtre de film S8mm pour faciliter le plein cadrage de ce format et échapper aux poussières qui s’accumulent sur les bords.

Le projecteur a été équipé d’un disque stroboscopique sur le débiteur inférieur pour ajuster et vérifier précisément la vitesse de défilement du film.

Le projecteur équipé de toutes ces modifications est bridé sur un banc pour limiter l’effet des vibrations mécaniques, il est fixé sur un premier meuble lourdement chargé et lui-même fixé au mur,

Le caméscope JVC est monté sur un socle équipé de vérins à vis ajustables en hauteur, il est ensuite bridé sur un banc d’alignement disjoint du banc du projecteur pour éviter la propagation des vibrations, il est de plus fixé sur un autre meuble également fixé au mur.

Le caméscope est relié à un moniteur de contrôle et à l’ordinateur par la prise USB.

Voici deux photos de la configuration définitive de mon système de transfert avec l’objectif photo PENTACON de focale 50mm. On peut voir :

  • le porte objectif fixé sur le châssis, le frein qui maintient l’objectif en position et le pointeur de position,
  • le système d’éclairage avec une lampe de 21 LED et le sandwich des diffuseurs et du filtre,
  • le capot à placer entre le film et la lentille d’entrée de l’objectif de projection pour éviter toute lumière parasite,
  • le caméscope JVC sur son banc de réglage,
  • le disque stroboscopique de contrôle de la vitesse de défilement du film sur le débiteur inférieur.

F- REGLAGE de l’INSTALLATION.

Outre la qualité intrinsèque des composants de la chaine de transfert, le rendu en netteté, l’équilibre des couleurs et l’uniformité de l’éclairement est très dépendant du bon alignement lampe/film/objectif de projection/caméscope et de la qualité de l’éclairage.

Rappelons que l'image du film S8mm fait 3,96mm x 5,31mm et l'image 8mm fait 3,30mm x 4,50mm, de ce fait, les réglages seront très fins.

Les films couleurs Kodachrome 40 donnaient et donnent toujours s’ils ont bien été conservés d'excellentes images. En terme de netteté, on pouvait obtenir avec une très bonne caméra une définition maximum de 63 lignes/mm et avec un matériel professionnel la définition de 80 l/mm.

Les instruments de mesure tel que décimètre, équerre, pied à coulisse … permettent d'aligner au plus prêt éclairage+film+objectif de projection+caméscope, on vérifie et complète les réglages avec le film mire SMPTE RP32 et le logiciel VirtualDub.

  • La mire SMPTE RP32 permet d'apprécier et mesurer le niveau de netteté de l'image transmise et sa répartition sur toute la surface, la bonne géométrie, et de cadrer plein écran. Elle est composée de traits gradués droits et inclinés par groupe de 3 de 80, 63, 50, 40, 31,5, 25 & 20 lignes par millimètres au niveau de l'image, de réseaux circulaires, de traits, de cadres, de points, de lettres et de chiffres. Une petite longueur de film de 15 cm est suffisante pour faire les mises au point à l'arrêt du projecteur (rappelons que l'éclairage par LED permet de travailler film arrêté sans endommager le film). Une longueur de 2 à 3 mètres collée en boucle est nécessaire pour vérifier la stabilité du déroulement du film.
  • Le logiciel VirtualDub possède un filtre Threshold qui met en évidence le centrage et la bonne répartition de l'éclairement de l'image capturée.


Lors des réglages avec le camescope en image fixe puis en mode film, on doit prendre en compte le fait que les temps d’exposition sont presque moitié moindre en mode film qu’en mode fixe ce qui aura une influence sur le réglage de la lumière et du caméscope.

Après avoir fait varier de nombreux paramètres (distance lampe/diffuseur, tension d’alimentation de la lampe 8, 9, 10 & 12 volts, collimateur lampe, filtre anti calorique, diffuseurs, objectifs diapo puis photo, alignements lampe/film/objectif projecteur/caméscope, exposition et WB, shutter, …), les meilleurs réglages auxquels je sois arrivé et après de nombreuses heures d’essais sont les suivants .

F1- Réglage du caméscope.

  • Shutter (obturation) impérativement au 1/50 pour pouvoir transférer les films sans papillotement avec un projecteur à 3 pales par ailleurs réglé à la vitesse constante de 16,66 images par seconde, en effet dans ces conditions les temps d'exposition des images capturées varient peu,
  • transfert dans la meilleure définition 720X576,
  • zoom à 7 pour obtenir une image plein cadre en super 8mm, donc dans la plage du zoom optique 1 à 10X (procéder toutefois à des essais car le cadrage est légèrement différend selon les affichages sur écran ordinateur ou télévision),
  • exposition à auto -1 donne ici le meilleur résultat,
  • mise au point manuelle à l’infini (j’ai examiné expérimentalement l'interaction entre la mise au point de l'objectif du caméscope et de l'objectif PENTACON du projecteur. En cas de mise au point du caméscope sur le minimum puis sur l’infini, la plage de mise au point par l'objectif du projecteur est identique et l’ajustement est très fin. La distance entre le film et la lentille d’entrée est de 35mm en cas de calage du caméscope sur le minimum et de 39mm pour le calage sur l’infini. L'image de la mire est un petit peu plus nette en cas de calage du caméscope à l'infini. J'ai donc choisi l'infini sur le caméscope et avantage supplémentaire, il ne reste plus qu'à régler la mise au point de l'objectif du projecteur. Pour info, je mesure précisément cette plage de mise au point en prenant en compte le pas de vis de l’objectif du projecteur et le diamètre de la bague de manœuvre sur laquelle je mesure la distance entre les deux positions mini et maxi de mise au point.),
  • White Balance en auto (pour un film ayant viré au rouge j’ai du utiliser fine),
  • l’objectif du caméscope est presque collé à l'objectif de projection pour obtenir une image régulièrement éclairée sans vignettage (distance=5mm), cela permet aussi d'éliminer l'effet de lumière parasite avec un petit cache à cheval sur l’objectif du caméscope et sur l’objectif de projection.

F2- Réglage de l’objectif de projection.

L’objectif du projecteur doit être aligné et parfaitement perpendiculaire à l'axe optique du film avec une tolérance de mise au point de la netteté de 5 centième de millimètre sur la distance film/objectif.

Compte tenu de ces impératifs, il est indispensable de rendre solidaire l’objectif de projection avec le châssis du projecteur et de le bloquer en position réglée avec le frein.

La mire étant en place dans le projecteur en position fixe, la lampe allumée et le caméscope en place relié à son moniteur de contrôle, j’ai utilisé conjointement et par ajustement successifs les moyens suivants :

  • le diaphragme de l’objectif de projection étant réglé sur 16 et le caméscope à zoom=1 accentuent nettement les défauts d’alignement vu sur le moniteur de contrôle, on peut alors corriger l’orientation du support de l’objectif du projecteur en direct,
  • ensuite, le film de la mire SMPTE en image fixe permet d’ajuster l’alignement et la perpendicularité de l’objectif de projection avec le film et la distance de mise au point afin d’obtenir une image nette sur toute la surface (il faut toutefois préciser que tous les objectifs donnent une image plus nette au centre qu’en périphérie),
  • le diaphragme permet d’améliorer encore la netteté de l’image sur les bords mais crée un vignettage de plus en plus important en allant vers les petits diamètres, il a fallut trouver un compromis acceptable entre netteté et vignettage. Le plus petit diamètre acceptable est de 18mm vu coté lentille de sortie ce qui doit correspondre à une ouverture d’environ 2.5,
  • enfin, le filtre Threshold du logiciel VirtualDub permet de controler le bon centrage et la répartition de l'éclairement de l'image capturée SMPTE.


En exploitation courante, on n'aura plus qu'a vérifier en début de transfert le réglage de la mise au point de l’objectif de projection sur mire SMPTE et/ou sur le grain du film en mettant le zoom du caméscope au maximum puis de le ramener vers 7X pour une image plein cadre.

F3- Réglage de l’éclairage.

Si le test avec la mire SMPTE RP32 permet de régler la netteté de l'image capturée et le cadrage, ensuite on doit ajuster la température de la couleur de l'éclairage pour le transfert fidèle des couleurs.

Je dois revenir sur un point important qui a tout changé, c'est l'emploi de diffuseurs en plexiglas blanc diffusant utilisé pour les enseignes lumineuses qui ont apportés un progrès décisif dans la répartition uniforme de l’éclairement et sont excellent par rapport aux différends matériaux en plastique que j’ai essayés qui donnaient de très mauvais résultats en teinte sur les transferts en couleur.

J’ai du ajouter aux diffuseurs un filtre vert très pale qui atténue la teinte blanc chaud de la lampe LED.

Enfin, j'ai fait varier la tension d'alimentation de la lampe LED 12 volts nominal à 8, 9, 10 et 12 volts, le meilleur rendu est obtenu avec une tension de 10 volts en conjonction avec un réglage de l'exposition du caméscope à auto -1 et de White Balance à auto.

Le cache lumière avec une fenêtre de 15 mm x 12 mm entre le système de diffusion et le film essayé pour accentuer la netteté n’a pas été retenu car il met en évidence les grains de poussière sur le film.

F4- Réglage de la vitesse de défilement du film.

Rappelons que pour pouvoir transférer les films sans papillotement avec un projecteur à 3 pales, la vitesse du projecteur doit impérativement être réglée à 16,6 images par seconde et le shutter du caméscope doit être réglé au 1/50 ou au 1/25 (il semble toutefois qu’à cette fréquence il y ai des trainées), pour ma part, j’ai adopté le 1/50.

Le projecteur Raynox est équipé d'un système de régulation de vitesse assez stable commandé par un potentiomètre. Il est d'abord nécessaire de faire chauffer le projecteur quelques minutes pour stabiliser sa vitesse puis de repérer les positions hautes et basses du potentiomètre à partir desquelles apparaissent le papillotement sur l'écran de contrôle et de caler le potentiomètre sur la position moyenne. Ce réglage se fait sans film puis avec le film en défilement. Les transferts se font alors sans aucun papillotement visible.

Toutefois, on peut installer un disque stroboscopique sur le projecteur pour ajuster et vérifier plus précisément et en continu la vitesse de défilement du film.

Dans le cas du Raynox, j’ai collé sur le débiteur inférieur dentelé à 14 dents un disque stroboscopique de 84 rayons qui apparaissent stables lorsque la vitesse du projecteur est à 16,66i/s et qu’il est éclairé par une lampe alimentée par le secteur EDF en 50 hertz alternatif donnant donc 100 flashs par seconde (2 alternances par cycle). Avec une lampe ordinaire, la rémanence de l’éclairage est assez importante et la lecture est un peu floue mais on voit les traits stables à 16,6666 i/s. Avec une lampe à néon (lampe témoin récupérée sur une machine à laver) qui donne des flashs avec moins de rémanence, la lecture est très nette, on voit très distinctement les 84 rayons stables à 16,6666i/s ou en mouvement dans le sens des aiguilles d’une montre si le moteur tourne trop vite et dans le sens antihoraire si le moteur tourne trop lentement.

Le réglage avec le disque stroboscopique est beaucoup plus précis et on peut voir en début de mise en route du moteur sa tendance à monter en vitesse pendant les quelques minutes de chauffe avant qu’il ne se stabilise. Ensuite, en fonctionnement courant, on peut vérifier la bonne vitesse du projecteur et la régler en cas de dérive.

La formule de calcul du nombre de rayons du disque stroboscopique pour une vitesse de défilement du film de 16,666 i/s et d’une lampe à 100 flashs/seconde est la suivante R = 6 x N >>>> (100 x N/16,6666666), avec :

  • N= nombre de dents du débiteur du film,
  • R= nombre de rayons du disque stoboscopique.

Exemple 1 : si N=14, on doit avoir un disque stroboscopique de 84 rayons.
Exemple 2 : certains projecteurs ont devant une sortie de l’arbre de la griffe d’avancement du film, 1 tour correspond à une image, c’est le cas du projecteur ROUS bi-format, du projecteur PAILLARD BOLLEX 8mm, ect… dans ce cas N=1, on doit donc installer un disque stroboscopique de 6 rayons.

G- TRANSFERT et TRAITEMENT INFORMATIQUE des FICHIERS en SORTIE de CAMESCOPE.

Il est indispensable au préalable de préparer les films:

  • repérer, lister et titrer les films (titre commençant par l'année, puis un indice en cas de plusieurs films dans l'année puis un titre court évocateur), ce titre sera repris pour le fichier informatique et le classement dans le répertoire des films sera ainsi automatique,
  • vérifier les collages et éventuellement regrouper sur plus grosses bobines ou dégrouper,
  • et au moins dépoussiérer les films en les déroulant dans une petite pièce de velours qui va retenir les poussières sans rayer le film.

Une fois l'installation réglés et qualifiée, nettoyer la fenêtre du film et les objectifs, vérifier la mise au point et le cadrage, faire chauffer le projecteur, régler la vitesse de défilement du film à 16,6 images par seconde et lancer le transfert.

Le caméscope JVC produit des fichiers avec l'extension .MOV qui sont des fichiers mpg2 désentrelacés de 720X576 pixels à 8,5 Mbits/seconde dans la meilleure définition. En fait, on doit modifier l'extension .MOV en .mpg du fichier pour pouvoir les visionner avec VirtualDub ou Windows Movie Maker.
Les images capturées par le procédé OdO sont inversées verticalement autour d'un axe horizontal, il est nécessaire de recourir à un logiciel qui effectue ce retournement sans perte.

N'ayant pas trouvé de logiciel qui puisse lire, retourner, traiter et sauvegarder les fichiers en .mpg. sans recompression, j’ai retenu VirtualDub (cf. VD pour les nuls sur le forum “letransfert pellicule”), logiciel gratuit qui peut lire des fichiers mpg2 et génère en sortie un format avi, il permet de couper les amorces début et fin de film, ajouter 2 films pour n'en faire qu'un, retourner les images, éventuellement désentrelacer et appliquer sharpen et une immense bibliothèque de traitements des plus simples aux plus sophistiqués.

Enfin je peux visionner mes films depuis les fichiers sur ordinateur en passant par Free WIFI et la HD box Free, par la prise Svidéo ou HDMI vers téléviseur.

Compte tenu de la bonne qualité des images brutes de transfert en définition et en couleur, j’ai fait seulement 3 différends traitements sous VirtualDub sans autre correction:

  • R : compression DIVX en qualité maximum et Retournement vertical de l’image,
  • RD : avec en plus Désentrelacement ,
  • RDS : avec enfin en plus Sharpen 30/64,

J’ai visionné ces transferts sur un ordinateur 2Mh duocore avec un écran de 17 pouces, sur un écran de téléviseur à tube cathodique de 92cm de diagonale et enfin sur un écran de télévision de 107 cm Haute définition HD 1080P, j’ai pu enfin mieux apprécier les différences de rendu.

J’ai pu observer les points suivants:

  • sur ordinateur, le traitement complet RDS offre le meilleur rendu, les images sont nettes et les couleurs assez bonnes,
  • un écran cathodique n’est pas discriminant sur la netteté pour les différends traitements R, RD & RDS compte tenu de sa basse définition, la couleur est mieux rendue que sur ordinateur,
  • sur écran HD 1080P en liaison HDMI entre l’ordinateur et la télévision, le résultat est le meilleur, le rendu est excellent en netteté et en couleur mais la différence de rendu entre les traitements R, RD & RDS ne me parait pas perceptible,
  • le rendu général parait un peu moins bon en .avi qu'en image brute .mpg.

J’utilise actuellement VD pour générer un fichier avi retourné de la façon suivante :

  • Fichier/Ouvrir un fichier vidéo > recherche et clic sur le fichier à ouvrir,
  • marquer les découpes début et fin du fichier si on le souhaite,
  • Audio/Sans audio (on peut ainsi ajouter ensuite des petits fichiers titres générés sous Windows Movie Maker générés en .avi sans planter),
  • Vidéo/Traitement complet,
  • Vidéo/Compression > choisir DIVX 6.8 codec (2 logical CPUs)/ avec configurer=qualité maxi à 8 & 6000Kps qui donne la meilleure qualité et une taille acceptable par rapport à PANADV, mpg4 V2 et XVID selon mes essais de juillet 2009 (cf. tableau comparatif sur mon forum), la taille d'un film de 3minutes 1/2 est de 250 Mo en .mpg et 160Mo en .avi compressé DIVX,
  • Vidéo/Filtres/Ajouter > Retournement vertical pour redresser l’image OdO puis éventuellement désentrelacement /mélanger ensemble les 2 trames et un sharpen moyen 30/64,
  • Fichier/Enregistrer en avi > choisir le répertoire et le nom de fichier à sauvegarder.

Ensuite, pour réaliser des extraits de fichier avi en flux directe sans recompresser (on risque de perdre un peu de qualité à chaque recompression):

  • Audio/Sans audio,
  • Vidéo/Copie flux directe,
  • Fichier/Ouvrir un fichier avi > recherche et clic sur le fichier à ouvrir,
  • marquer les découpes début et fin du fichier,
  • Fichier/Enregistrer en avi > choisir le répertoire et le nom de fichier à sauvegarder.

Enfin pour assembler des fichiers avi en flux directe sans recompresser:

  • Audio/Sans audio,
  • Vidéo/Copie de flux direct,
  • Fichier/Ouvrir un fichier avi > recherche et clic sur le premier fichier à ouvrir
  • Fichier/Ajouter un segment vidéo > recherche et clic sur le fichier à ouvrir, et ainsi de suite pour tous les autres fichiers à ajouter …
  • Fichier/Enregistrer en avi > choisir le répertoire et le nom de fichier à sauvegarder.

Pour le moment, les fichiers bruts de capture .mpg et les fichiers traités .avi sont archivés sur disque dur et je recherche la meilleure qualité au détriment de la taille des fichiers, d’ailleurs, à ce jour, compte tenu du prix du Go, la taille n’est plus un problème.

H- CONCLUSION.

Cette installation OdO facilite grandement le transfert de mes films de famille, c'est beaucoup plus simple, plus régulier et surtout bien meilleur que par projection.

Les images sont en très nette amélioration avec un excellent piqué par rapport à celles obtenues avec mon meilleur objectif de diapositive, on passe de 50 l/mm nettes à 63 l/mm nettes et presque 80 l/mm sur la mire SMPTE avec l'objectif PENTACON dont la qualité parait suffisante pour ce genre d'application.

Le rendu du transfert de mes films couleurs est excellent et ne nécessitent pas de correction de la couleur pour ceux en Kodachrome 40 qui sont en majorité.

Je vais devoir me familiariser un peu plus avec le logiciel VirtualDub pour procéder à un post processing plus sophistiqué si cela apporte un réel progrès notamment sur la fluidité des films en cas de bougé de caméra ou d' action rapide.

L’idée de départ était d’assurer la conservation des films, Il semble qu’un bon bout de chemin a été parcouru avec maintenant un excellent équilibre des couleurs, l’uniformité de l’éclairement et une netteté proche des limites de la résolution des films 8 & S8mm.

Mais comme toujours, des améliorations sont certainement possibles, par exemple, un caméscope HD pourrait apporter une amélioration vers la limite théorique des 80 l/mm et surtout une meilleure dynamique des obscurs et des clairs mais j’ai le sentiment que je ne suis pas loin des limites pratiques des films S8mm au vu de comparaisons avec des transferts HD présentés par ailleurs!

On trouve ci-après une image que j’obtiens avec la configuration actuelle de la mire SMPTE RP32 captée avec VD dans le fichier brut de transfert .mpg, copiée et retournée dans Paint puis sauvegardée en .jpg et compressée.

On peut également consulter sur le site des photos extraites des films et quelques extraits de films de 1à 15 secondes.


XXXXX ANNEXE XXXXX

TRANSFERT PAR PROJECTION : rappel de la configuration.

J’ai transféré au début mes films de famille par projection avec les équipements et dispositions suivantes:

- projecteur RAYNOX, à 1,30m d’un écran de 21x28 cm en papier imprimante couché à grain fin de 1400 dpi,

- caméscope JVC GZ-MG100 à 1,15m de l’écran dans l’axe de projection, alignement et verticalité soignés avec le plus faible parallaxe possible entre les objectifs projecteur/caméra (42mm),

- appareils bridés sur 2 supports différends pour éviter les vibrations,

- mire papier de traits verticaux et horizontaux pour la mise au point manuelle et le cadrage de la caméra,

- réglages du caméscope après de nombreux tests : exposition Auto, White Balance Fine, shutter 1/50, transfert à la meilleure définition 720X576 en MPG2 donnant 250 mo/film de 3mn,

- pièce obscure et mur noir.

J’ai ensuite recopié sur ordinateur les fichiers bruts de capture du caméscope.

Les résultats étaient corrects mais insuffisants en uniformité de l’éclairement, de l'équilibre des couleurs et de la netteté, c'est pourquoi je suis passé à la méthode OdO.

 

 

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